Vente de pulls et de laine

Lundi, 05 Décembre 2011 14:23

Les alpagas sont tondu 1 fois par an , au printemps , nous récupérons la laine et une filature nous la transforme pour être vendue en pelote de 50 gr ou pulls , chaussettes , ponchos , gants etc…




L’alpaga (mot péruvien) est un animal des Andes de la famille sud-américaine des camélidés, impliquant les dromadaires, les chameaux, etc… C’est un ruminant, voisin du lama (le lama a des poils bien plus rêches), et parent de la vigogne (ancêtre de l’alpaga dont les poils sont encore plus fins et plus doux que ceux de l’alpaga, mais beaucoup plus cher aussi). L’alpaga a été domestiqué il y a près de 7000 ans par les bergers andins par le croisement de vigognes et de guanacos.

La grande valeur de sa fibre est apparue dans les textiles andins vers 1200 après Jésus-Christ. Dans l’économie andine, l’alpaga (qui vivait alors dans les montagnes et les hauts plateaux andins) était le trésor de l’ancienne civilisation Inca. Cette espèce de cachemire était réservée à la royauté Inca (« la fibre des Dieux ») lors de cérémonies. Elle est maintenant appréciée des tisserands et des fileurs partout dans le monde. Aujourd’hui encore, l’alpaga continue d´être important car il fournit de la viande, mais aussi de la laine, du cuir et de la fourrure pour l’industrie textile.

Les fermes d’alpaga sont situées sur l’altiplano à plus de 3800 mètres d’altitude : cela n’affecte en rien la qualité de la laine puisque l’air froid est la cause d’une laine si épaisse et d’aussi bonne qualité pour les manteaux. En réalité, ceux-ci sont faits avec des poils qui ont la particularité de posséder des propriétés calorifiques. Pour l’anecdote, la NASA utilisa au début de la conquête spatiale de la laine d’alpaga, puisque c’est la meilleure en terme de fibre naturelle.


Un des avantages de la laine d’alpaga est qu’elle peut être portée par les personnes ayant une peau sensible ; en effet, cette laine ne donne pas d’allergie et ne pique pas la peau. Une autre qualité des poils d’alpaga est qu’ils sont naturellement crêpés, ce qui en fait un fil extrêmement élastique et résistant. En plus, les poils d’alpaga ne sont pas seulement résistants à l’eau, mais ont aussi des propriétés calorifiques. Cela implique que même si son utilité première est d’être portée par un climat froid, il peut aussi être porté si le climat est plus clément.

A ajouter au charme de cette fibre naturelle : une impressionnante gamme de couleur naturelle est disponible ce qui évite l’ajout de teinte. Généralement, les alpagas sont noirs, blanc, beige ou bruns. Il existe d’autres couleurs de laines d’alpagas dues à l’accouplement de deux alpagas différents : le résultat est imprévisible. L’alpaga est le seul animal à posséder une telle variété de nuance de couleur naturelle. La fibre d’alpaga se décline en 24 couleurs reconnues par les industries textiles, allant de la couleur blanche aux couleurs crème, fauve, marron, grise et noire. Chaque année les alpagas sont tondus ; chaque alpaga fournit de 5 à 10 pounds, soit 2,2 à 4,5 Kg, de tendre et chaude fibre qui est ensuite transformée en vêtements de luxe partout dans le monde. La laine des alpagas de 2 ans est encore plus douce et plus fine : on l’appelle « bébé alpaga ». Cette laine a été comparée au cachemire, mais elle est un peu moins chère.

Pendant 3000 ans, la partie andine de la Bolivie et du Pérou a été l’une des régions du monde où se fabriquait le meilleur textile. Aujourd’hui encore, de merveilleuses pièces d’art textile sont produites par des tisserands andins. Cette tradition du textile a été basée sur la disponibilité d’une fibre naturelle de luxe : l’alpaga.

C’est au cours du 17ème siècle que les conquistadors espagnols décimèrent une grande partie de la population de la civilisation des Incas, mais aussi de la population des alpagas. Les survivants furent forcés de chercher refuge dans les plaines des hautes montagnes de l’Altiplano. Seuls les alpagas les plus résistants ont survécus à l’altitude et aux rudes paysages. Leurs ancêtres sont aujourd’hui pourvus d’une excellente lignée sanguine, de gènes donnant un animal agile, endurcit et avec une fibre dense et de haute qualité.

L’alpaga habite les hauts plateaux andins de Bolivie et du Pérou à des altitudes de plus de 3900m, et où les températures peuvent descendre jusqu’à -15°C. Les alpagas ont du se défendre de ces conditions climatiques extrêmes en se fabriquant un épais manteau de poils fins démontrant des qualités physiques spéciales. Il existe deux types d’alpagas :

  • le Suri dont les poils poussent relativement long, ont une forme de soie, des mèches ressemblant à des crayons, et qui sert principalement pour l’industrie manufacturière.
  • le Huacaya, plus petit, plus dense, et dont la laine est plus apte à la production faite main.


Les alpagas fournissent une des laines naturelles les plus fines et les plus luxueuses du monde. Sa douceur est comparable au cachemire. Elle est sept fois plus chaude, trois fois plus forte mais aussi plus légère que la laine de brebis.

La durée de vie de l’alpaga est de 15 à 20 ans, et sa gestation dure 11 mois et demi. Ils donnent naissance à un seul bébé alpaga à chaque fois, nommé aussi « cria ». Les jumeaux sont plutôt rares. Pour se nourrir, les alpagas broutent, mangent de l’herbe à pâturage et du foin ; la nourriture de l’alpaga est donc peu onéreuse. Un supplément minéral quotidien leur est donné. C’est un ruminant (bien qu’il n’ait que trois estomacs au lieu de quatre comme les vaches par exemple) ; il pèse dans les 70 kilogrammes (100 à 170 pounds) et mesure 36’’. Les alpagas sont des animaux qui évoluent en toute liberté et élevés dans leur habitat naturel où ils peuvent se nourrir en toute sérénité. Contrairement aux chèvres, les alpagas ne déracinent pas les plantes qu’ils broutent : cela permet à la végétation de repousser et de continuer à leur fournir leur nourriture nécessaire.

Les alpagas sont de caractère doux et faciles à manier. Ils ne mordent pas, ni ne donnent de coup de tête (contrairement à ce que pourrait penser le capitaine Haddock). Ils feront un moindre mal pour se défendre puisqu’ils sont dépourvus d’incisives, de cornes, de sabots ou de griffes.

Un minimum de clôtures est nécessaire pour éviter qu’ils s’échappent, et ils peuvent être entre 5 et 10 par âcre dans un pâturage.

Mis à jour ( Jeudi, 22 Décembre 2011 21:13 )
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